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“ Les mystères du midi ”
JouerC’est arrivé près de chez vous Ecrivains du Midi
Joseph Delteil
Son oeuvre riche d’une quarantaine de livres, tant par sa façon de faire revivre de grandes figures historiques, que par son écriture, mêlange de lyrisme, de réalisme et de fantaisie, occupe une place originale et anticonformiste dans la littérature française contemporaine,.
Audois d’origine, Joseph Delteil est entré en littérature avec deux recueils poétiques, Le Coeur grec (1919) et Le Cygne androgyne (1921). Ses racines paysannes et occitanes en font un personnage atypique à Paris où il s’installe en 1920. Parallèlement à son travail de fonctionnaire, il lit, écrit beaucoup et très vite se lie d’amitié avec des poètes tels que Max Jacob et les surréalistes. Il faut la publication et le couronnement de sa Jeanne d’Arc (1925) par le prix Femina-vie heureuse pour que soit consommée sa rupture avec le mouvement d’André Breton qui avait pourtant encensé ses premiers textes narratifs, Sur le Fleuve Amour et Choléra.
Le milieu méditerranéen est fortement présent dans l’œuvre de Joseph Delteil. En 1926 paraît Ode à Limoux et l’année suivante Perpignan.
Il évoque avec nostalgie le village de Pieusse, au cœur du terroir de la blanquette de Limoux, « où le paysage s’élargit, où l’on passe de la forêt au soleil, de l’occitan au français », village qui a marqué ses vertes années et où Parisien il aime à venir se ressourcer.
1931, année au cours de laquelle l’écrivain tombe gravement malade, marque une rupture avec le parisianisme et le début de sa disgrâce dans les lettres. Par la suite, il décide de s’installer dans le sud et à partir de 1937, à la Tuilerie de Massane, près de Montpellier, où il mène jusqu’à sa mort une vie discrète de viticulteur-écrivain, en compagnie de sa femme, Caroline Dudley, créatrice de la Revue Nègre.
Le Nouveau Languedoc et Max Rouquette
Max Rouquette est né à Argelliers, village des garrigues montpelliéraines, le 8 décembre 1908. Après une enfance en prise directe avec la nature sauvage, immergée dans le parler occitan et un monde de légendes, il poursuit ses études secondaires au Lycée de Montpellier. Ce sont des années de vert paradis au cours desquelles il découvre la culture classique et s’initie à l’écriture. Il étudie la médecine dans l’antique faculté de cette ville, s’impliquant dans la vie étudiante, et notamment dans une association, Le Nouveau Languedoc, dont il contribue à faire un outil ambitieux de diffusion et de valorisation de la culture d’Oc, fidèle à la tradition gréco-latine.
Considéré comme l’un des plus grands écrivains occitans du XXe siècle, il doit attendre d’être traduit en français pour être reconnu dans son propre pays. Il a également été traduit en de très nombreuses langues, ce qui a donné à son œuvre un rayonnement international.
La littérature occitane s’illustre au Moyen-âge avec les troubadours, chantres de l’amour courtois. Max Rouquette s’est plus à adapter leurs récits émaillés de merveilleux et à retracer leurs vies épiques, se réappropriant leur poétique.
Au XIXe siècle, autour de Mistral et du Félibrige des auteurs comme Roumanille et Aubanel vont graviter et défendre la tradition populaire dans toutes ses manifestations et ses expressions. Max rouquette s’inscrit dans leur lignée.
L’empreinte de l’esprit languedocien se retrouve dans la verve rabelaisienne et la faconde moliéresque. Le théâtre d’oc s’en est nourri. Emile Barthe, René Tulet et François Dezeuze, dit l’escoutaïre, prolongent cette veine sans l’affadir.
En 1939, Max Rouquette décide de créer la Fédération française de tambourin en rassemblant l’ensemble des villages de l’Hérault où on le pratiquait. Ce fut l’année de la renaissance de ce jeu de balle.
Découvrant plus tard l’existence du tamburello italien, l’écrivain initiera un rapprochement entre les deux pratiques de ce sport typiquement languedocien.
Pour en savoir plus, découvrez l’exposition en ligne Max Rouquette, la liberté de l’imaginaire (Médiathèque Centrale d’Agglomération Emile Zola – Montpellier)
03/05/1936
Le Petit Méridional









